Monthly Archives: février 2017

1RJ.Station.terminale

STATION TERMINALE

par Roland Jaccard

Vienne, Séoul, Tokyo… étapes d’un voyage placé sous le signe de la séduction amoureuse par un écrivain qui décède peu après, à la suite d’un accident ou, plus vraisemblablement, d’un suicide.
Son frère, enseignant en Suisse, à la vie rangée et avec qui il avait perdu tout contact, découvre son journal intime à Paris. Il le lit avec perplexité, commentant ici et là les passages qui le mettent mal à l’aise.
Cet ultime témoignage d’une vie sulfureuse s’achève sous le regard d’un homme qui s’interroge : n’aurait-il pas, lui aussi, raté sa vie ? Et se vengerait-il en livrant ce manuscrit inédit au public, dévoilant ainsi la vraie nature de ce frère qu’il enviait en secret ?

EN LIBRAIRIE LE 2 MARS 2017

Séance de signature le 8 mars à 19 heures
à l’Écume des Pages
178, Boulevard St-Germain
75006 PARIS

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1RJ.Quarto

QUARTO n°43 Roland Jaccard

Revue des Archives littéraires suisses

« Ce qu’il y a de plus profond dans l’homme, c’est la peau », disait Valéry en une formule restée célèbre. Roland Jaccard y souscrirait sans doute. Il pourrait même la faire figurer, comme devise héraldique, au-dessus de ses armoiries imaginaires, représentant en ses quatre quartiers : l’azur d’une piscine ; deux raquettes de ping-pong entrecroisées ; une jeune fille à frange tenant en sa dextre un roman ; un animal semi-fabuleux – sphinx d’Œdipe ou paresseux des squares parisiens. Dans tous les cas, Jaccard ne refuserait pas de se voir dépeint en explorateur des surfaces et des épidermes.

Il ne faudrait pas se tromper toutefois sur la nature de cette « superficialité » si souvent revendiquée par l’auteur du Journal d’un oisif : elle a, pour paraphraser la formule valéryenne, sa propre profondeur. La futilité n’est-elle pas, comme R. J. le rappelle à la suite de Cioran, « la chose la plus difficile du monde » ? Mais cette légèreté apparente a son revers : elle fait oublier l’écrivain, pourtant l’un des plus singuliers et détonants de sa génération en terre helvétique. Elle occulte aussi le psychanalyste, le chroniqueur au Monde, le directeur de collection. Ce Quarto a donc pour objectif de rendre justice à l’œuvre et aux activités multiples de R. J., en privilégiant les approches les plus diverses et en cherchant à dépasser l’image de désinvolture qu’il se plaît à entretenir. Le dépôt de son fonds d’archives aux ALS offre l’occasion d’une telle (re)lecture.

On y verra d’abord la diversité des intérêts de R. J., comme en témoigne la trentaine d’ouvrages publiés depuis plus de quarante ans. S’y retrouvent la psychanalyse, le cinéma américain, le Japon et sa « sous-culture », les écrivains viennois, les philosophes les plus « marginaux » (Cioran, Wittgenstein), les grands diaristes (d’Amiel à Doubrovksy). La diversité des genres et des médiums utilisés est, elle aussi, étonnante : avant tout, le journal intime, mais aussi le traité (anti)philosophique, le recueil d’aphorismes, le « haïku visuel ». On y trouve enfin une écriture sans cesse en dialogue avec les arts graphiques comme avec les productions les plus hétéroclites de la culture populaire. Dans ce Quarto, c’est Frédéric Pajak qui réinstaure ce dialogue, l’espace d’un cahier dessiné.

Les contributions réunies ici se veulent un hommage du sérieux érudit à la légèreté tonifiante. Ou plutôt : elles aimeraient confirmer le brouillage de cette distinction que R. J. a su rendre, le temps de notre lecture, tout à fait caduque.

Quarto, Revue des Archives littéraires suisses, n°43 (janvier 1917), Genève, Éditions Slatkine, 2017. CHF 15.-

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