1RJ.SK

EN QUATRIÈME VITESSE (III)

par Roland Jaccard

Tout écrivain un peu futé le sait : rien n’est plus irrésistible que le récit d’un échec, la description d’un processus de décomposition, le flirt avec le suicide. L’autofiction n’est le plus souvent qu’une autofliction, une tentative de sabotage personnel… mettre de gros moyens au service d’une petite cause. Chacun est prêt à admettre que le jeu n’en vaut pas la chandelle, mais se laisse tenter quand même : ce n’est pas la pire manière de perdre. Ni la meilleure de gagner. Mais c’était la seule dont je disposais : elle m’a permis de traverser le temps sans l’immobiliser. Être un rescapé du Temps, ce n’est quand même pas rien.

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